Comment les agriculteurs de la Creuse ont su se moderniser

Comment les agriculteurs de la Creuse ont su se moderniser

La rentabilité de l’agriculture dépend fortement des moyens de production dont on dispose. C’est ce qu’ont compris les agriculteurs de la Creuse qui ont pris le pari de la modernisation. Ce département français qui est situé dans la région Nouvelle-Aquitaine comptait en 2010, dans sa population active, 23 % d’agriculteurs. Alors qu’en 2017, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine proposait un plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles uniforme, les producteurs de la Creuse n’ont pas attendu longtemps. Depuis 2018, ils sont arrivés à pendre le cap de la modernisation.

La méthode de la mécanisation et de l’automatisation

Pour moderniser leur métier, les agriculteurs de la Creuse se sont presque tous lancés dans la mécanisation et dans l’automatisation. Ces exploitants ont en effet introduit de profonds changements dans la méthode de travail. En lieu et place des nombreux ouvriers, les agriculteurs de la Creuse ont opté pour l’achat de diverses machines. C’est le cas de Charlène qui a installé un tapis d’alimentation automatique dans ses bâtiments d’élevage. C’est aussi le cas de Clément Mazaud qui a investi dans l’achat d’une mélangeuse. Cette machine lui sert à assurer l’alimentation équilibrée de ses vaches. Il en est de même pour Mathilde Martin qui a acquis une faucheuse toute neuve et qui envisage l’installation de panneaux photovoltaïques. Ces diverses machines ont de nombreux avantages.

  • Un gain de temps ;
  • Une facilitation des travaux ;
  • Une optimisation de la main-d’œuvre ;
  • Une productivité constante.

En optant pour l’investissement dans l’achat d’outils modernes, certains agriculteurs de la Creuse ont élargi leurs activités.

L’élargissement de la taille des exploitations dans la Creuse

Afin de s’assurer une bonne rémunération, plusieurs agriculteurs de la Creuse ont choisi d’élargir leurs exploitations. En marge de la mécanisation, Sébastien Dallot a fait le choix d’augmenter la surface de son champ. Cet agriculteur est alors passé d’un domaine de 30 hectares avec vingt (20) vaches à un domaine de 210 hectares sur lequel il élève 110 vaches. Pour arriver à ainsi quintupler son domaine et ses vaches, Sébastien Dallot a racheté les terrains environnants. Il a déboursé plusieurs centaines de milliers d’euros pour acheter du matériel et construire des bâtiments. Certains agriculteurs comme Virginie Merdefroid ont plutôt opté pour une diversification de leurs exploitations. Alors que cette éleveuse de Magnat-L’Etrange n’avait que des bovins, elle s’est lancée dans la culture des céréales. La diversification a permis à cette jeune agricultrice de :

  • Optimiser les dépenses en charges ;
  • Investir durablement ;
  • Avoir de la compétitivité ;
  • S’ouvrir plusieurs filières de production, etc.

Cependant, si tout ce rêve est aujourd’hui devenu possible, c’est parce que les agriculteurs de la Creuse se sont tournés vers l’avenir.

Une jeunesse ambitieuse à la tête des exploitations familiales

Sans attendre des aides pour les agriculteurs, la plupart des jeunes de la Creuse ont repris les exploitations familiales. Ils ont entre 22 et 31 ans et tous ont l’ambition de moderniser l’activité familiale et de l’agrandir. Ces jeunes agriculteurs qui, pour la majorité, ont grandi dans leur département ont, pour certains, fait des études agricoles. C’est le cas de Charlène Camus qui a fait de l’agriculture sa vocation. Avant de rejoindre son grand-père qui fait l’élevage des brebis et des moutons à Gioux, cette passionnée a fait des études agricoles dans l’Allier. Avec ses connaissances techniques, Charlène a pu oser des changements substantiels dans l’activité de son grand-père, notamment la distribution automatique de paille aux animaux. Selon Charlène, cette innovation permet de ne plus perdre du temps à surveiller les bêtes.

L’agriculture a de beaux jours devant elle dans la Creuse

Il est certain que la nouvelle génération d’agriculteurs de la Creuse a de grandes ambitions et surtout de nombreuses idées innovantes. C’est l’exemple de Jérôme Arnaud qui élève dorénavant ses bêtes jusqu’à l’abattoir. En effet, il ne fait plus d’engraissement. Ces indicateurs permettent de dire que la modernisation de l’agriculture qui s’est enclenchée dans la Creuse portera de nombreux fruits. En misant sur des techniques modernes et des machines d’usine, ces jeunes agriculteurs tiennent le pari d’une agriculture à forte rentabilité. Il n’y a pas de doute que Creuse est en train de connaître une révolution agricole.


Les commentaires sont clos.